top of page

Mises à jour de la campagne

Déclaration publique de Canadiens pour des excuses nationales, 22 juillet 2026

Réponse à la réponse déposée par le gouvernement du Canada à la pétition e‑6782

Aujourd’hui, le gouvernement du Canada a déposé discrètement sa réponse à la pétition e‑6782, qui demande la mise en œuvre immédiate des quatre recommandations du rapport du Sénat « La honte est à nous », en commençant par des excuses publiques officielles présentées au Parlement.

La réponse du gouvernement reconnaît les « répercussions importantes et durables » des adoptions forcées, mais elle ne s’engage pas à présenter des excuses nationales. Elle ne s’engage pas à mettre en œuvre les recommandations du Sénat. Et elle ne reconnaît pas le rôle documenté du gouvernement fédéral dans la mise en place et le financement du système qui a séparé environ 350 000 mères et enfants.

Au lieu de cela, la réponse reprend un langage déjà utilisé en 2019, en mettant l’accent sur les divisions constitutionnelles des responsabilités et les protections juridiques actuelles. Cela ne répond pas aux torts historiques. Cela ne reconnaît pas l’implication fédérale. Cela ne répond pas à la pétition.

La pétition e‑6782 demandait trois actions claires :

1. Mettre en œuvre les quatre recommandations du rapport du Sénat « La honte est à nous ».  
2. Commencer par des excuses nationales officielles présentées au Parlement.  
3. Reconnaître la responsabilité fédérale dans l’ère des adoptions forcées.

La réponse du gouvernement ne s’engage à aucune de ces mesures.

Les adoptions forcées n’étaient pas une anomalie provinciale. Elles constituaient un système national façonné par les politiques fédérales, les mécanismes de financement fédéraux et les acteurs fédéraux. Le rapport du Sénat l’a clairement démontré. Les survivantes, les survivants et les familles méritent une réponse qui reflète la gravité de ce qui leur a été fait — pas une déclaration recyclée qui évite la responsabilité.

Canadiens pour des excuses nationales continuera de réclamer :

- des excuses nationales officielles  
- la reconnaissance de la responsabilité fédérale  
- la mise en œuvre complète des recommandations du Sénat  

Le dépôt discret de cette réponse par le gouvernement ne clôt pas la conversation.  
Il l’ouvre.

Ceci marque le début de notre lutte pour la justice — et non la fin !
 

Déclaration publique des Canadiens pour des excuses nationales

 

Aujourd'hui, le Premier ministre britannique, Sir Keir Starmer, a présenté des excuses officielles et complètes pour le rôle de l'État britannique dans les pratiques historiques d'adoption forcée en Angleterre et au Pays de Galles. Il a reconnu qu'environ 185 000 bébés avaient été arrachés à leurs mères, ces dernières ayant été contraintes, victimes de pressions, d'intimidations ou trompées pour abandonner leurs enfants parce qu'elles étaient jeunes, célibataires ou sans soutien.

S'adressant à la Chambre des communes, Starmer a qualifié ces pratiques de « tache dans notre histoire » et a déclaré aux victimes : « La honte n'est pas la vôtre. Elle ne l'a jamais été. La honte est la nôtre. » Il a souligné que les adoptions forcées n'étaient pas des actes isolés ou accidentels, mais des pratiques systémiques ancrées dans les collectivités locales, les organisations religieuses et certaines composantes de ce qui est aujourd'hui le NHS (service national de santé britannique). Ces institutions exerçaient un pouvoir considérable sur la vie des personnes, sans compassion, sans consentement, sans dignité et sans garanties adéquates.

 

Ces excuses font suite à des années de mobilisation de mères, d'enfants et de familles dont la vie a été bouleversée à jamais par une séparation forcée. Le gouvernement britannique a annoncé un plan de soutien de 4 millions de livres sterling visant à améliorer l'accès aux dossiers d'adoption, à renforcer les services de regroupement familial et à créer des groupes de soutien pour les mères et les adultes adoptés.

.

Pour les survivants canadiens, ce moment revêt une importance capitale. Plus de 350 000 familles au Canada ont été touchées par des pratiques similaires : mères, enfants, pères, frères et sœurs, et familles élargies dont la vie a été bouleversée à jamais. Ces pratiques n’ont pas pris fin dans les années 1970. Elles se sont poursuivies dans les années 1980 et 1990, affectant des milliers de familles canadiennes dont le gouvernement n’a jamais reconnu l’existence.

 

Le Canada n'a pas encore officiellement reconnu cette histoire ni les préjudices causés.

Les excuses présentées par le Royaume-Uni démontrent que les gouvernements nationaux peuvent faire face à la vérité, reconnaître les injustices systémiques et assumer leurs responsabilités. Ce moment renforce notre appel au Canada pour qu'il présente ses propres excuses nationales concernant les pratiques d'adoption forcée et qu'il entame enfin le travail de justice, d'excuses et de guérison qui n'a que trop tardé.

 

Nos excuses se font attendre !

 

 

MISES À JOUR DE LA CAMPAGNE

20 juin 2026 — Soumission et publication d'un article d'opinion

Dans le cadre des efforts déployés durant cette période cruciale de 45 jours où le gouvernement fédéral doit statuer sur la pétition e-6782 – Appel à des excuses nationales pour les pratiques d’adoption forcée du Canada après la Seconde Guerre mondiale –, la fondatrice de la campagne, Christine Nayler, a soumis une tribune à plusieurs médias à travers le pays – y compris des publications grand public et progressistes – après que ces médias n’aient pas répondu à ses propositions de couverture de ce mouvement grandissant en faveur d’excuses nationales. La tribune a ensuite été publiée sur son compte Substack.

Cet article, intitulé Complicité, aborde le silence médiatique persistant autour des pratiques d'adoption du Canada après la guerre et l'obligation morale des journalistes de mettre en lumière les préjudices causés par l'État, et non de détourner le regard.

Lire l'article d'opinion : Complices (lien)

Mise à jour – 18 juin 2026 – Plus de silence, une journée nationale d’action

Aujourd'hui, nous annonçons une Journée nationale d'action pour exiger des excuses du gouvernement canadien concernant les pratiques d'adoption forcée et sous contrainte. Alors que le Parlement est en pause estivale, des survivants et des familles de partout au pays préparent des rassemblements, des veillées et des manifestations publiques sur les anciens sites des maternités. L'artiste Christine Nayler, qui participe à cette mobilisation, présentera son installation « Chaise vide / Berceau vide » dans plusieurs villes clés. Tous les détails sont disponibles sur notre page Journée nationale d'action.

Mise à jour – 15 juin 2026, Annonce du film documentaire – Le Moment de vérité

Nous souhaitons partager un événement important qui se déroule en parallèle de l'appel national renouvelé à des excuses fédérales. La cinéaste et militante Christine Nayler réalise un documentaire intitulé « Moment de vérité », qui documente en temps réel et de l'intérieur ce mouvement grandissant mené par les survivants. Le film retrace le processus politique, donne la parole aux survivants et relate le moment historique qui s'est déroulé lorsque la pétition fédérale de Christine a été lue à la Chambre des communes le 26 mai. Cette pétition a marqué un tournant. Elle a inscrit l'adoption forcée et sous la contrainte dans les archives publiques et a imposé au gouvernement du Canada l'obligation légale de répondre dans un délai de 45 jours. Nous sommes maintenant dans cette période – un moment de responsabilisation que les survivants attendent depuis des décennies. Le mouvement prend rapidement de l'ampleur. Les survivants se rassemblent pour exiger justice et de nombreux Canadiens découvrent pour la première fois cette page honteuse de notre histoire. Et les survivants ne sont pas seuls. Le soutien se renforce au sein des mouvements de réduction des risques, de défense des droits humains, d'égalité des genres et de lutte contre la pauvreté, tous reconnaissant les schémas communs de préjudice institutionnel et la nécessité de vérité et de responsabilisation. Ce moment est vécu, documenté et perpétué avec vigilance.

  • Déclarations

DÉCLARATION PUBLIQUE

Les Canadiens pour des excuses nationales

11 juin 2026

 

En juin 2026, l'émission The Current de CBC a demandé au gouvernement du Canada s'il comptait présenter des excuses nationales pour les pratiques d'adoption forcée mises en œuvre par le Canada après la guerre.

 

Radio-Canada a rapporté que le cabinet du ministre de l'Emploi et de la Famille n'a pas répondu directement à la question.

 

« Le gouvernement du Canada est profondément reconnaissant envers ceux qui ont accepté de partager leur expérience », a plutôt écrit le bureau dans un communiqué, qualifiant cet épisode de « chapitre difficile de l’histoire du Canada ».

 

« Les garanties juridiques, notamment les protections de la Charte et les engagements internationaux en matière de droits de l’homme, contribuent aujourd’hui à garantir que de telles pratiques ne puissent plus se produire. »

   

POURQUOI CETTE RÉPONSE EST INSUFFISANTE

 

1. Cela évite la question centrale.

Radio-Canada a demandé si le gouvernement allait présenter des excuses nationales.

Le ministère de l'Emploi et des Familles n'a pas répondu.

 

2. Elle redéfinit les dommages systémiques comme « un chapitre difficile ».

L'adoption forcée n'était pas un chapitre.

Il s'agissait d'un système national qui touchait environ 350 000 familles.

 

3. Elle s’appuie sur les « garanties juridiques actuelles » au lieu de s’attaquer aux préjudices passés.

Les survivants ne se demandent pas si cela peut se produire maintenant.

Ils demandent au gouvernement de reconnaître ce qui a été fait à l'époque.

 

4. Elle ignore l'appel explicite du Sénat en faveur d'excuses nationales.

Le Sénat a recommandé que des excuses soient présentées dans l'année suivant son rapport de 2018.

Huit ans se sont écoulés depuis.

 

Ce langage reflète fidèlement la réponse du gouvernement du Canada en 2019 au rapport historique du Sénat intitulé « La honte est nôtre », qui :

 

- a reconnu « l'impact significatif et durable » de l'adoption forcée

- a souligné les protections juridiques et constitutionnelles actuelles

- accent mis sur la compétence provinciale

- ne s'est pas excusé

- n'a pas assumé la responsabilité

- n'a pas pris l'engagement de mettre en œuvre les recommandations du Sénat

 

En 2019 comme en 2026, le gouvernement du Canada :

 

- exprime sa gratitude aux survivants

- présente l'adoption forcée comme un « chapitre difficile »

- souligne aujourd'hui les garanties juridiques

- déplace l'attention de la responsabilité fédérale vers la responsabilité fédérale

— évite de répondre à la question centrale : le Canada présentera-t-il des excuses nationales ?

 

C’est précisément pour cette raison que notre campagne existe.

CE QUE LES CANADIENS PEUVENT FAIRE

 

1. Contactez votre député.

Demandez-leur de soutenir des excuses nationales et de soulever cette question auprès du ministre de l'Emploi et de la Famille et du Premier ministre.

 

2. Visitez et partagez le site web de la campagne.

https://www.nationalapology.ca

 

Le site web comprend :

- Lettre ouverte aux organisations

- des informations sur le rapport du Sénat

- des moyens d'agir

 

3. Suivez la campagne sur Instagram pour rester informé(e).

 

4. Encourager les organisations à signer la lettre ouverte.

 

NOTRE ENGAGEMENT

 

Les Canadiens pour des excuses nationales poursuivront cette campagne jusqu'à ce que :

 

Le gouvernement du Canada reconnaît le préjudice

- accepte la responsabilité

- présente des excuses nationales officielles au Parlement

- et prend des mesures concrètes conformément aux recommandations du Sénat

 

Les survivants méritent la vérité !

Les survivants méritent justice !

NOTRE ENGAGEMENT

 

Les Canadiens pour des excuses nationales poursuivront cette campagne jusqu'à ce que :

 

Le gouvernement du Canada reconnaît le préjudice

- accepte la responsabilité

- présente des excuses nationales officielles au Parlement

- et prend des mesures concrètes conformément aux recommandations du Sénat

 

Les survivants méritent la vérité !

Les survivants méritent justice !

Lettres envoyées

11 juin 2026

À l'honorable Patty Hajdu

Ministre de l'Emploi et de la Famille

 

Monsieur le Ministre Hajdu,

 

J’écris au nom de Canadiens pour des excuses nationales en réponse à la déclaration de votre bureau à l’émission The Current de CBC concernant l’intention du gouvernement du Canada de présenter des excuses nationales pour les pratiques d’adoption forcée qui ont touché environ 350 000 familles.

 

Votre bureau n'a pas répondu à la question.

 

Le communiqué exprimait plutôt sa gratitude envers les survivants, qualifiait l’adoption forcée de « chapitre difficile » et faisait référence aux garanties juridiques existantes. Ce langage est très similaire à la réponse du gouvernement du Canada en 2019 au rapport du Sénat intitulé « La honte est nôtre », qui reconnaissait également le préjudice, mais sans en assumer la responsabilité ni s’engager à suivre les recommandations du Sénat.

 

Les survivants ne se demandent pas si l'adoption forcée pourrait se produire aujourd'hui.

Nous demandons au gouvernement du Canada de reconnaître ce qui nous a été fait à l'époque.

 

Nous vous prions respectueusement de :

 

1. Une réponse claire quant à savoir si le gouvernement du Canada a l’intention de présenter des excuses nationales.

 

2. Une réunion avec vous ou vos principaux collaborateurs pour discuter des recommandations du Sénat et de la voie à suivre.

 

Nous espérons avoir l'occasion de nous entretenir avec vous.

 

Sincèrement,

 

Christine Nayler, fondatrice

Les Canadiens pour des excuses nationales

nationalapology.ca

Lettre en réponse à la réponse du gouvernement à la pétition e-6782

 

23 juillet 2026

 

Monsieur le Ministre Hajdu,

Je vous écris en réponse à la réplique du gouvernement à la pétition e-6782. Bien que la réponse reconnaisse « l’impact important et durable » des pratiques d’adoption forcée du Canada, elle ne s’engage pas à présenter des excuses nationales, ni à mettre en œuvre les recommandations du Sénat.

 

Le décret n'a pas reconnu le rôle avéré du gouvernement fédéral dans la mise en place et le financement du système qui a séparé environ 350 000 mères, enfants et familles. Pour les familles de tout le pays, ce fut une profonde déception.

Le rapport sénatorial de 2018 intitulé *La honte est nôtre* a clairement établi les faits suivants : les pratiques d’adoption forcée au Canada étaient systémiques, généralisées et néfastes, et le gouvernement fédéral a contribué à créer les conditions qui ont permis leur mise en œuvre. Les séquelles sont permanentes. Le traumatisme se perpétue au sein des familles. L’impact est intergénérationnel.

Votre réponse est très similaire à celle du gouvernement au rapport du Sénat. Elle se concentre sur la répartition constitutionnelle des responsabilités et les protections juridiques actuelles, plutôt que d'aborder le préjudice historique, l'implication du gouvernement fédéral ou les recommandations du Sénat. Elle ne répond pas à la pétition. Elle ne reconnaît pas le rôle du gouvernement fédéral. Elle ne prévoit aucun engagement.

Nous continuerons de militer pour que justice soit rendue aux quelque 350 000 mères, enfants et familles séparés par les pratiques d’adoption forcée du Canada. La reconnaissance, la reddition de comptes et des excuses nationales se font attendre depuis trop longtemps, et nous continuerons de faire pression pour la mise en œuvre intégrale des recommandations du Sénat.

Sincèrement,


Christine Nayler
Fondatrice, Canadiens pour des excuses nationales

bottom of page